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s l’objectif © Reuters

des paparazzis
Souvent décriés ou même détestés, ces chasseurs d’images traînent une réputation
peu reluisante. Artistes harcelés, photographes agressifs, est-ce vraiment le seul cliché

à retenir ? Nous en avons suivi quelques-uns dans les rues de Los Angeles.

T« out ce qui concerne les Kardashian se vend, de qui nous agaçons, tout le monde est déjà sable de la demande sans cesse croissante ? Un
peut-être pas au plus haut prix, mais l’inté- agacé. » Provocation à laquelle l’agence ajoute cliché peut se vendre de 1 malheureux dollar
rêt est constant », nous confirme d’emblée une citation de Brad Pitt qui porte à réfléchir : jusqu’à 5 millions, comme pour la morbide
Thibault Mauvilain, de FameFlyNet, l’une des « Si cette merde n’était pas consommée, les image de Michael Jackson embarqué dans l’am-
plus grosses agences de presse de LA. Même ton paparazzis ne seraient pas là. » bulance au soir de sa mort, en juin 2009. Avec
chez Bauer-Griffin Agency. « S’il y a une de- l’arrivée du numérique, n’importe qui peut
mande, il y aura toujours de l’approvisionne- Jusqu’à 5 millions s’improviser photographe. Mais, surtout, le di-
ment, c’est comme une drogue », explique Frank de dollars la photo ! vertissement est devenu de l’information. Thi-
Griffin, qui ne cache pas ses intentions sur son bault Mauvilain se rappelle la présence de Reu-
site Internet : « Nous ne devons pas nous soucier Décor planté sur un sujet délicat. Dans cette ter et de l’AFP au milieu des paparazzis à la
industrie singulière, qui est réellement respon-

© Malibu Joe
© Malibu Joe
Malibu Joe s’entend souvent bien avec certaines stars, comme Anthony Hopkins, © Malibu Joe
Orlando Bloom ou Steve Tyler. Mais avec d’autres, c’est parfois plus tendu !

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